
Chapitre 6
Le voyage de nuit durant un peu plus de sept heures, cela lui permettrait de consacrer une heure à sa lecture. Le train avait quitté la gare depuis trente minutes que Mary dormait déjà. Le livre lui échappa des mains ... Le son mat qu'il fit en arrivant sur le sol ne provoqua aucune réaction chez la dormeuse. Sa nuit fut paisible et réparatrice. A son réveil elle éprouva un sentiment de bien-être qu'elle n'avait plus ressenti depuis le départ de ses parents. Elle rassembla ses affaires, s'apprêta, et se dirigea vers le wagon restaurant pour prendre un copieux Breakfast comme seuls les anglais savent les préparer. La pièce était quasiment vide. Assise à une table, une personne et une seule. Mary ne la voyait que de dos, mais elle lui rappela la jeune femme qu'elle avait aperçue à côté de Sir Guilbert à Nairobi. Elle voulut en avoir le cœur net, et s'avança en direction du comptoir où le stewart attendait les commandes et ce faisant, elle se retournerait au bon moment pour faire face à cette inconnue.
Chapitre 5
Le premier août, Mary se leva à quatre heures du matin, vérifia ses bagages, enfila une tenue décontractée, revérifia ses bagages, fit le tour de la suite pour s'assurer qu'elle n'oubliait rien, vit la lettre laissée sur la console près de la fenêtre et une fois de plus reporta le moment de l'ouvrir, la rangea dans son bagage à main et rejoignit la réception.
Chapitre 4
Mais ils ne prendront pas l'ascenseur ensemble ce soir. Sir Guilbert se dirige vers le bar. Mary en est étonnée, elle ne l'a jamais vu y aller jusqu'à maintenant. Je le suivrai un autre soir, se dit-elle, pour l'heure je tombe de sommeil. Arrivée dans la suite, elle en fait le tour, elle visite la chambre de ses parents pour voir si quelquechose a changé ou si quelqu'un s'y cache.
Chapitre 3
Mary n'est pas convaincue, mais il est temps qu'elle retourne dans la suite chercher ses lunettes de soleil, son chapeau, et son appareil photo. Sa tenue de « baroudeuse » : short anglais en toile de coton beige, chaussures de marche et large T-shirt de coton blanc ont fait l'étonnement des convives du petit déjeuner. Ce n'est pas une tenue conventionnelle selon les critères de sa classe sociale. Mary se fiche éperdument de son aspect non colonial, elle choisit le côté pratique avant tout. La journée promet d'être chaude et sèche.
Chapitre 2
Mary regarde cette photo avec étonnement, la scrute pour y trouver un détail lui permettant de satisfaire sa curiosité, à l'endroit ou à l'envers ... rien ! Aucune date et aucun nom. Outre le fait que ces jeunes gens n'ont pas l'air heureux, il lui semble que les vêtements ne sont pas d'une grande facture ... Ils semblent appartenir à la petite bourgeoisie, à moins que ces habits aient été loués ou prêtés spécialement pour faire cette photo. «Demain je retourne à l'hôtel et je demanderai à mes parents s'ils connaissent ces personnes » se dit-elle tout en continuant de débarrasser la pièce.